Le radiateur à bain d'huile

Le radiateur à bain d'huile est un appareil de chauffage d'appoint mobile. Une résistance chauffe une huile minérale enfermée dans des éléments creux ; l'huile circule par convection naturelle et la chaleur se diffuse par les parois métalliques.
L'huile n'est pas consommée : elle sert de fluide caloporteur, comme l'eau dans un radiateur de chauffage central. Elle n'est jamais à remplacer, et l'appareil est scellé.
Ses atouts
Le prix, d'abord : les modèles courants se trouvent à partir d'une quarantaine d'euros. Aucune installation n'est nécessaire, l'appareil est monté sur roulettes et se branche sur une prise standard.
Le confort ensuite : la masse d'huile lui donne une inertie réelle, la diffusion est douce, sans à-coups, et la température de surface reste modérée par rapport à un convecteur ou à un radiateur soufflant. Il ne brûle pas la poussière et ne dessèche pas l'air autant qu'un appareil à résistance apparente.
Enfin, il continue à restituer de la chaleur plusieurs minutes après l'arrêt, ce qui lisse la température.
Ses limites
La montée en température est lente, c'est le revers de l'inertie, et c'est la principale déception des acheteurs qui cherchent une chaleur immédiate. Pour cet usage, un radiateur soufflant convient mieux.
L'appareil est lourd, encombrant, et son déplacement fréquent est moins commode qu'il n'y paraît.
Les modèles d'entrée de gamme connaissent parfois des fuites d'huile après quelques mois. Une garantie longue et une marque établie sont ici plus utiles qu'ailleurs, car un appareil qui fuit ne se répare pas.
Et surtout, il s'agit de chauffage électrique direct : un kilowattheure consommé donne un kilowattheure de chaleur. C'est un plancher, pas une performance.
Consommation d'un parasol chauffant
Un appareil de 2 000 watts consomme 2 kilowattheures par heure de fonctionnement à pleine puissance. Le thermostat réduit ce chiffre en proportion du temps de marche réel, généralement bien inférieur à 100 % une fois la température atteinte.
Trois réglages réduisent nettement la facture : utiliser la puissance intermédiaire plutôt que la puissance maximale, fermer la porte de la pièce chauffée, et programmer plutôt que laisser tourner. Un modèle avec minuterie et thermostat électronique se rentabilise en une saison.
Sécurité des volets roulants
Les règles sont simples. Brancher directement sur une prise murale, jamais sur une rallonge fine ni sur une multiprise chargée : 2 kilowatts sur un cordon sous-dimensionné est une cause classique d'échauffement.
Ne jamais couvrir l'appareil ni y faire sécher du linge posé dessus, les séchoirs à linge intégrés vendus avec certains modèles sont conçus pour cela, un vêtement posé à même les ailettes ne l'est pas.
Le tenir à distance des rideaux et du mobilier, l'utiliser à plat, et préférer un modèle doté d'une sécurité anti-basculement et d'une protection contre la surchauffe. En salle de bains, respecter les volumes de sécurité électriques ; beaucoup de modèles n'y sont tout simplement pas autorisés.
Où il a sa place
En appoint occasionnel : chambre d'amis, bureau, pièce mal chauffée en période froide, garage aménagé, appartement en intersaison avant la mise en route du chauffage collectif.
En chauffage principal, il coûte cher à l'usage. La génération des radiateurs électriques à inertie, fixes et pilotés, offre le même confort avec une régulation nettement supérieure et une programmation par pièce, c'est vers eux qu'il faut se tourner dès que le besoin devient permanent.